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Le Daïquiri

Parchemin - carte du monde
Parchemin - un gallion au loin
Parchemin - carte caraïbes centrée
Le cocktail daïquiri à côté de citrons vert et de sucre de canne.

Le cocktail national de Cuba.

Ce cocktail est basé sur ce que l’on appelle à Cuba « la sainte trinité » : le rhum, le citron vert et le sucre.

Produit typique de la culture et du terroir cubain, ce cocktail est intimement lié à l’histoire de Cuba, au bar El Floridita de La Havane et à son « cantinero » Constante RIBALAÏGUA, ainsi qu’à l’écrivain Ernest HEMINGWAY.

Daïquiri est le nom d’une plage et d’une bourgade situées dans l’est de l’île à quelques dizaines de kilomètres de Santiago de Cuba, entre Santiago de Cuba et Guantanamo, près de la Sierra Maestra. Ce nom est d’origine taïnos, les Taïnos étant les habitants originels de Cuba.

L’origine du Daïquiri et l’histoire de Cuba.

L’histoire de Cuba a été de tous temps très mouvementée.

Daïquiri est le nom d’une plage et d’une bourgade situées dans l’est de l’île à quelques dizaines de kilomètres de Santiago de Cuba, entre Santiago de Cuba et Guantanamo, près de la Sierra Maestra. Ce nom est d’origine taïnos, les Taïnos étant les habitants originels de Cuba.

Possession de la couronne espagnole, une première rébellion exclusivement cubaine intervint de 1868 à 1878. Cette « guerre de 10 ans » déboucha sur la libération des esclaves (Carlos Manuel de Cespedes). Une seconde rébellion eu lieu de 1895 à 1898.

La guerre hispano-américaine (Janvier 1898 – décembre 1898), vit les États-Unis se joindre aux forces cubaines contre l’Espagne afin de protéger leurs investissements (plantations, sucreries, usines …) et de préserver le commerce bilatéral qui s’élevait à environ 100 millions de dollars de l’époque. De nombreux militaires, industriels et hommes d’affaires débarquèrent à Cuba.

Une des sources présumée est celle de l’ingénieur Jenning Stockton Cox qui exploitait une mine de cuivre non loin du village d’El Cobre à proximité de Daïquiri. Recevant une délégation de l’entreprise Rockfeller, propriétaire de la mine, et manquant de gin, il concoctât dans un pichet une mixture à base de rhum léger cubain (Bacardi Superior Carta Blanca), de jus de citrons verts et de sucre. Le patron de cette délégation, F.D. Pagliuchi lui demanda comment s’appelait cette mixture et Jenning Cox n’en ayant aucune idée, lui répondit Rhum Sour, par analogie au Whisky Sour. Pagliuchi trouvant cette réponse trop « technique » lui proposa de la nommer Daïquiri, nom de la plage proche sur laquelle avaient débarqué les soldats états-uniens.

Dès 1900, on pouvait retrouver ce cocktail dans les cercles et bars de Santiago, en particulier au Club Americano, au San Carlos club ainsi qu’au bar de l’hôtel Vénus.

En 1910 le médecin-major Lucius Johnson, un officier précédemment en poste à Cuba, ramena la recette de ce cocktail à l’Army and Navy Club, Washington DC.

De 1910 à 1920, de nombreux touristes états-uniens goutèrent à ce cocktail, ce qui popularisa le Daïquiri aux États-Unis. Et c’est en 1920 qu’un cantinero (barman) cubain, Emiliano « Maragato » Gonzalez l’inscrit à la carte du bar de l’hôtel Plaza de La Havane. Les années folles, à partir de 1920 (music-hall, charleston, cocktails…) participèrent également à la propagation du Daïquiri.

La période 1920 – 1933 fut la période de la prohibition aux États-Unis. De très nombreux touristes, hommes d’affaires et mafieux visitèrent l’île et pour certains s’y établirent. Tous goûtèrent au fameux breuvage national : le Daïquiri.

Une autre source affirme que ce cocktail serait issu le la Canchanchara, boisson fétiche des « Mambises », soldats insurgés cubains de la guerre d’indépendance. La Canchanchara se faisait avec de l’eau-de-vie de canne, du jus de citrons verts et du miel. Cette boisson, contenue dans des gourdes, était connue pour les fortifier et les protéger des maladies.

Le bar « El Floridita », la cuña del Daïquiri (le berceau du Daïquiri).

Dans les années 1930, c’est Constante RIBALAÏGUA VERT, « cantinero », chef barman puis propriétaire du bar El Floridita, situé au carrefour des rue Obispo et Montserrat à La Havane, qui immortalisa le Daïquiri.

Il l’a non seulement immortalisé et élevé au rang de cocktail national à Cuba, mais, en plus il a créé 5 recettes différentes, désormais internationalement reconnues.

Voir la recette

Et n’oubliez pas la tournée nationale du Daïquiri chaque année le 19 juillet.

Portrait de l'auteur : Marc Goubert.
Marc
Goubert
Ambassadeur de l'international du rhum